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Terfess délivre la
marchandise directement chez vous
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Les premières truffes sauvages ont fait leur apparition sur les étals des
marchands des fruits et légumes de la wilaya de Ghardaïa où elles sont proposées
à des prix dépassant la barre des 1.500 DA le kg, a-t-on constaté sur
place.
Les prix de ces tubercules très prisées par les habitants des
régions des hauts plateaux et du sud algérien en raison de la finesse et de la
délicatesse de leur goût ont été fixées, dès l’apparition sur les marchés,
entre 1.000 et 1.500 DA selon le calibre et la couleur de la truffe.
Les truffes appelées localement "Terfess" très répandues dans la wilaya de
Ghardaïa se repèrent enfouies dans des endroits argileux des vastes entendues de
la Hamadades localités de Mansourah, Guerara, Zelfana, Metlili, Sebseb et au
sud dans la région d’El Meneaâ, et prospèrent à la faveur des pluies.
Les truffes actuellement en vente sont de taille relativement réduite (de
la grosseur d’une mandarine à une orange) comportent trois couleurs, (la truffe
noire, la truffe blanche et la truffe ocre foncé) ayant chacune ses
caractéristiques de saveur et de goût. La population locale lui
attribue de nombreuses vertus thérapeutiques et aphrodisiaques, comme elles
suscitent une grande curiosité notamment chez de nombreux touristes en circuit
dans la région du M’zab qui n’hésitent pas à ... se photographier avec le
tubercule.
La chasse aux truffes s’effectue généralement au petit
matin ou avant le coucher du soleil manuellement par des jeunes ayant le sens
"du flair", pour repérer les craquelures du sol qui trahissent le gîte d’une
truffe. De nombreux témoignages rapportent que des collecteurs achètent des
cargaisons de truffes sur pied pour les acheminer vers d’autres destinations,
les conditionner et les exporter vers l’étranger. Les truffes du désert de
Ghardaïa sont également proposés à la commercialisation sur des sites Internet,
avec le label "produit bio".
La Truffe d’Algérie
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Produit peu connu
en Algérie et de haute valeur nutritive - contenant du sodium, du potassium, du
phosphore, du chlore, du calcium, du souffre, du fer et des protides - la truffe
est le fruit d’une production dite sauvage et non pas (pour le moment du moins)
celle d’une production entreprise dans un cadre organisé.
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En
Algérie, il n’existe pas encore, comme en France, une trufficulture. Il s’agit
d’un produit du terroir dont la production en quantité et en qualité dépend de
la violence et de la fréquence des tempêtes.
C’est
là, une curiosité agro-climatique de la truffe - les anciens l’ont surnommé la
"fille de la foudre" - dont le rendement agricole est d’environ 10
kgs/hectare.
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Connue
au Moyen-Orient depuis, peut être, 6000 ans, ses vertus étaient appréciées par
les plus vieilles civilisations (Mésopotamienne, Sumérienne,
Araméenne).
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Les Truffes du
désert, celles de Ghardaïa notamment, se
caractérisent par leurs tailles, leurs couleurs et leurs saveurs. Ainsi,
distingue t-on :
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La petite truffe noire qu’on déguste, en
raison de son goût prononcé, sans assaisonnement, après l’avoir fait bouillir
dans l’eau salée pour en éliminer les grains de sable.
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La truffe Blanche, plus grosse, aux
saveurs fugitives, qu’on utilise pour le "sauté de champignons au dhan" ou pour
garnir les pizzas. On en garde jalousement le secret de la
congélation
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La truffe à la chair spongieuse, à la couleur ocre foncé, au parfum exotique et aux saveurs
qui, dit-on, chantent le "transport des sens". Cette variété est également
utilisée comme condiment traditionnel, après avoir été découpée en rondelles
salées et asséchées au soleil. Ce dernier se conserverait ainsi, plusieurs
années, pour les plats locaux à base de pâtes
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